Bilan après 3h

Mon bilan après 3 ans de freelancing

J’avais envie de poser ça quelque part : un bilan après 3 ans de freelancing. Pas pour donner des leçons, pas pour vendre du rêve, juste pour raconter comment ça s’est vraiment passé. Pour les gens qui bossent avec moi, pour ceux qui se demandent s’ils ont envie de se lancer… et aussi pour moi, dans quelques années, quand j’aurai oublié certains détails.

L’idée, c’est un bilan honnête. Avec des chiffres, oui, mais surtout avec du vécu. Parce que le freelancing, ce n’est ni l’enfer ni la liberté absolue. C’est autre chose.

PS : le bilan vidéo est disponible en fin d’article. 


Pourquoi je me suis lancée en freelance

J’ai créé ma boîte en janvier 2023. Avant ça, j’étais cheffe de projet web en agence, et très sincèrement, j’en avais plein les bottes. La gestion de projet ne me plaisait plus, je ne voyais pas vraiment où j’allais, et je bossais avec des clients avec qui je n’avais parfois aucune envie de bosser. Sauf que quand tu es en agence, tu n’as pas trop le choix.

À côté de ça, il y avait un projet de vie : partir s’installer au fin fond de l’Ardèche. Et spoiler : des agences web là-bas, il n’y en a pas des masses. Il fallait donc un boulot que je puisse faire de chez moi, sans dépendre d’un bassin d’emploi local.

Je me suis lancée aussi parce que je savais que je n’allais pas me retrouver à la rue du jour au lendemain. J’avais un peu d’épargne, une famille présente, et un conjoint en CDI. Et je le redis ici, parce que c’est important dans ce bilan après 3 ans de freelancing : se lancer sans aucun filet de sécurité, à mon avis, ce n’est vraiment pas une bonne idée.


De la rédaction web au SEO (un virage assez naturel)

À la base, je m’étais formée à la rédaction web. J’aime écrire depuis toujours, donc ça me semblait logique. L’idée, c’était de faire des articles de blog. Sauf que la réalité m’a vite rattrapée. Les IA sont arrivées, la rédaction web pure est devenue compliquée à vendre, et surtout… je me suis rendu compte que ce n’était pas ce qui m’éclatait le plus.

Assez rapidement, je suis revenue à ce que je savais faire depuis des années : analyser des sites, comprendre ce qui ne va pas, et proposer des stratégies cohérentes. Entre mon passé de cheffe de projet web et ma montée en compétences en SEO, ça faisait plutôt sens. J’ai vu passer tellement de sites que certaines erreurs, je les repère maintenant en quelques minutes.


Bilan après 3 ans de freelancing : parlons chiffres

En trois ans, j’ai accompagné 32 clients. Dit comme ça, ça peut paraître peu, mais la majorité de mes clients sont là sur le long terme. J’en ai certains que j’accompagne depuis 2023 (comme Cegid que je remercie ) et avec qui je vais encore bosser en 2026. Et franchement, c’est exactement comme ça que j’aime travailler. J’en profite d’ailleurs pour remercier tous ces clients et clientes qui me font confiance depuis 3 ans et me laissent des avis vraiment top sur google ! 

Côté chiffre d’affaires, la première année, je m’étais fixé un objectif : 15 000 €. L’idée, c’était surtout de me prouver que l’activité était viable. J’ai fait un peu plus de 16 000 €. La deuxième année, j’ai doublé, avec environ 37 000 €. Et cette année, fin 2025, je suis à un peu plus de 48 000 €.

Au total, ça fait plus de 100 000 € de chiffre d’affaires HT en trois ans. Je ne dis pas ça pour frimer, mais parce que c’est important de montrer des chiffres réalistes. Aujourd’hui, je travaille moins en termes de temps qu’avant, et depuis cette année, je gagne mieux ma vie que quand j’étais salariée. 

Et oui, je suis passée à la TVA. 

Oui, ça fait flipper. Mais pour l’instant, mes clients sont restés, et ça, c’est franchement rassurant.


Freelance ne veut pas dire se la couler douce

Il y a un mythe qui a la vie dure : celui du freelance qui bosse quand il veut, depuis son canapé, sans pression. Dans la réalité, je travaille moins d’heures qu’avant, c’est vrai. Mais je suis rarement vraiment déconnectée. Je regarde encore mes mails le week-end, je réponds parfois le soir, et même en vacances, ce n’est pas toujours évident de lâcher complètement.

La différence avec le salariat, c’est que toutes les heures sont productives. Il n’y a plus vraiment de moments “off” dans la journée. Pas de pause café qui dure une heure, pas de discussion improductive entre deux réunions. 

Résultat : en fin de journée, peu importe le nombre d’heures, le cerveau est rincé.


Les galères (parce qu’il y en a toujours)

De mon côté, j’ai eu très peu de gros problèmes. Les impayés, par exemple, se comptent sur les doigts d’une main. Peut-être un vrai souci par an. Mais même un seul, ça te mange une énergie folle. Tu te demandes ce que tu as mal fait, pourquoi le client ne paye pas, ce que tu aurais pu mieux gérer.

Heureusement, mon expérience en agence m’a beaucoup aidée. Gérer les clients, faire des relances, discuter quand ça coince, ce sont des choses que j’avais déjà apprises. Sans ça, je pense que certaines situations auraient été beaucoup plus compliquées à vivre.


Ce que j’ai appris après 3 ans de freelancing

S’il y a une chose que j’ai vraiment intégrée, c’est l’importance de se faire accompagner. L’administratif, ça fait peur à beaucoup de monde, et parfois à juste titre. Investir dans des CGV, un comptable ou même une heure de conseil, c’est largement moins cher que de gérer un problème mal anticipé.

J’ai aussi compris qu’il ne fallait pas attendre d’être parfaite pour se lancer ou accepter une mission. J’ai fait des missions gratuites, des missions mal payées, des missions sur lesquelles je n’étais pas complètement à l’aise. Et je le fais encore parfois. La différence, c’est que maintenant, je le fais en conscience, et je sais pourquoi je le fais.

Et surtout, communiquer. Tout le temps. Dire quand on doute, quand on est moins à l’aise, quand on a besoin d’un paiement en avance, quand un délai est compliqué. Quand les choses sont dites clairement, il y a très rarement des problèmes. Les clients ne sont pas des entités abstraites, ce sont des humains.

Dernier point, et pas des moindres : s’écouter. Quand un prospect te donne un mauvais feeling dès le début, ça sent rarement bon pour la suite. Et si tu dois quand même y aller parce que tu as besoin de bosser, autant le prendre en compte dans le devis. Ce fameux coefficient d’emmerdement existe pour une bonne raison.


Et maintenant ?

Je n’ai pas pour objectif de partir à Dubaï, de vendre du coaching ou de monter un empire. Ce n’est pas moi. Ce que j’aimerais, c’est garder mon niveau de vie actuel tout en travaillant moins, ou en tout cas en travaillant mieux. Avoir plus de temps à moi, moins de réunions, et idéalement plus aucune réunion le vendredi.

J’aimerais aussi diversifier un peu. Utiliser plus ma voix. Peut-être lancer un podcast, intervenir chez d’autres, parler d’animé, de manga, de science-fiction, d’horreur, de bouquins. Reprendre aussi des projets d’écriture. Le freelancing, parfois, c’est un peu solo, et échanger avec les autres, ça fait du bien.


 

Ce bilan après 3 ans de freelancing, ce n’est pas une success story parfaite. C’est juste un point d’étape. Peut-être que ce seront mes trois dernières années. Peut-être pas. On verra bien.

Mais aujourd’hui, je suis contente du chemin parcouru. Et franchement, c’est déjà beaucoup.

Tu veux parler freelancing ou tu as un projet à me confier ? On s’appelle !


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